mardi 18 septembre 2007

"Ca fait un bagne ?"

Eh bien non, les bagnes de Guyane ont été fermés en 1952 ! Dimanche matin, nous avons quitté Kourou pour nous rendre sur les "Iles du Salut", à 15 km au large de Kourou.


Ces îles sont connues parce qu'on y emprisonnait des condamnés à de lourdes peines, qui étaient alors soumis à du travail forcé et à des conditions de vie déplorables (enchaînement par les pieds dans les cellules, interdiction de parler, surveillance permanente). Les prisonniers n'avaient qu'une idée en tête : quitter les îles. Problème : les courants marins et les requins surtout ! L'histoire de France oublie sans doute trop les bagnes de Guyane qui n'ont été supprimés que récemment 50 ans à peine). A redécouvrir !

Aujourd'hui les trois îles (île royale, île du diable et île Saint Joseph) sont un petit paradis. On y croise des iguanes, des perroquets, des singes Capucins, des agoutis. On a aussi rencontré des rats sur l'île Saint Joseph. Etonnant ? Pas tant que ça car le garde de l'île (elle est tout petite), un légionnaire, a planté du maïs depuis peu. Et l'introduction de cette nouvelle céréale, dont les rats rafolent, a permis l'implantation de ceux-ci sur l'île. L'éco-système a donc été modifié.

Lors de ce voyage, nous avons rencontré des personnes charmantes qui nous ont donné plein de contacts pour la suite au Brésil et au Pérou ! Chouette, nan ?


Le hamac


Depuis notre arrivée en Guyane, nous dormons dans un hamac (avec une moustiquaire). Nous nous installons sous un carbet (sorte de cabane en bois) ou nous tendons notre hamac carrément entre deux cocotiers sur la plage.

Parlons d'environnement


Les îles du Salut sont éloignées de 15 km des côtes. Elles connaissent une petite activité touristique et sont habitées par quelques militaires. Des déchets sont donc produits régulièrement. Or, si dans nos grandes villes on fait appel à des éboueurs qui se chargent de ramasser les déchets qui sont ensuite traités, c'est différent sur une île. Il faut faire appel à des bateaux ou hélicoptères pour recueillir les poubelles et les emmener sur le continent. Cela est très couteux pour l'île c'est pourquoi 1. une grande partie des déchets alimentaires alimentent les cochons 2. il est demandé aux touristes de repartir des îles avec leurs déchets.





Le premier lieu de mission


Nous serons sur notre premier lieu de mission autour des 26-27 septembre et non autour du 24. En effet, nosu n'avons pas la possibilité de rejoindre Manaus par la route. Nous prendrons le bateau à Macapa au Brésil jeudi 20 septembre afin de remonter l'Amazone.


Ce soir, nous vous écrivons de Cayenne, où nous sommes revenus pour une nuit. Nous partons demain pour Oiapoque au Brésil.


Hasta luego ! [A très bientôt, en espagnol]

Manuel et François