dimanche 27 janvier 2008

De retour !


Hola Chicos !!

Cela fait 6 jours que nous ne vous avons pas écrit. Nous étions a Copahue, pour réaliser notre 5ème mission. Nous vous écrivons tout de suite un second message pour vous expliquer ce que nous avons fait la-bas. Nous sommes un peu débordes par les missions qui se succèdent et nous laissent peu de temps pour rédiger les réponses à vos questions. Nous allons prendre ce temps ici dans la région de Santiago.

Le voyage, une histoire d'aléas


C'est la différence que l'on peut faire avec le tourisme. On l'a remarqué tous les jours, surtout lorsque nous étions en Patagonie. Il n' y avait que des touristes étrangers, venus voir "en vrai" ce qu'ils avaient vus d'abord en photo. Ils étaient "venus voir". Le tout, le plus souvent, de manière organisée. Quelle tristesse ! Le voyage, celui ou on ne sait pas ou l'on va, qui l'on va rencontrer, comment on va faire, combien de temps cela va prendre... est tellement plus enthousiasmant, enrichissant et moins coûteux aussi !

Copahue, la surprise

Par exemple, nous n'attendions rien de spécial de Copahue. Et cet endroit a été magique pour nous. En partie, nous pensons, parce que nous n'en attendions rien. A Copahue, pas beaucoup de touristes étrangers mais des Argentins, charmants de surcroît et contents de rencontrer des gens venus d'ailleurs.

Par ailleurs, c'est sur place que nous avons appris la spécificité des lieux : la présence du volcan mais surtout le fait que Copahue se situe sur un MEGAvolcan de 40 kilomètres de cratère.


Nous avons fait plein de découvertes de la sorte dont une qui va vous surprendre : a Copahue, l'hiver, il y a 8 mètres de neige ! Nous avons profite de notre halte a Copahue pour tester des boues et eaux sulfureuses (avec du soufre), qui sortent du volcan Copahue. Ces eaux sont dites curatives, car elles soignent les problèmes d'os. Un grand moment de détente ! (et comme nos interlocuteurs pour la mission travaillaient dans les thermes... nous avons fait d'une pierre deux coups, comme on dit !)



Sur la route...

Quand nous avons quitté Copahue, pareil ! Nous voulions faire du stop pour rejoindre le Chili. Finalement, un bus s'est arrêté. Pendant un long moment, on a cru que l'on ne paierait rien et puis le chauffeur est venu nous glisser un "C'est 50 pesos" à l'oreille. C'est énorme pour un si petit trajet. On a senti l'entour loupe parce qu'il nous l'a chuchoté. Presque pas de doute, le chauffeur voulait garder l'argent pour lui et non le donner a l'entreprise. Alors, Manuel, l'a pris a part et lui a dit qu'on avait compris qu'il garderait l'argent pour lui (on peut le comprendre, nous étions les deux seuls passagers non inscrits sur les listes) mais qu'il fallait qu'on soit lui et nous gagnants. Le chauffeur a rigolé et nous avons paye 30. Il nous a arrêté sur la route 22 qui mène au Chili et la rebelote.
Quelle chance, un bus passe deux minutes plus tard. On lui fait de grands signes car on a vite compris que la route était déserte (pas très bon pour le stop). Et re-negociation... gagnante bien sur ! Voyez, ces petites négociations, cette synchronisation heureuse des bus... des petits instants qui font le voyage et nous rendent heureux.
Manuel et François, acteurs de cinéma ?

Un dernier exemple des aléas du voyage. Hier, nous étions à prendre le petit déjeuner dans un hôtel de Santiago, où nous venons d'arriver. Nous nous apprêtions à vous écrire. Une dame vient à notre table. Elle travaille sur le tournage d'un film à deux pas de l'hôtel. Elle cherche deux Français pour jouer les figurants dans un film portant sur les années 40. Nous y allons et passons un agréable moment, fait de découvertes d'un milieu, celui du cinéma, que l'on connaît peu. On nous a proposé deux rôles pour le 30 janvier, beaucoup mieux payés. Nous avons acceptés. Nous serons donc de retour a Santiago le 30 !



(ici, avec l'acteur principal...)

Oursemou n'a pas décroché de rôle... disons qu'il était hors casting !

En résumé, on peut dire que voyager, c'est être disponible.

Hasta luego !


Francois et Manuel