jeudi 27 septembre 2007

1er jour de mission à Manaus


MISSION SUR L'EAU A MANAUS

Oi !

Bravo !

D'abord bravo aux classes qui ont trouvé la réponse à la question sur la spécificité de Manaus. En effet, Manaus se trouve à la jonction de deux fleuves dont les eaux ne se mélangent pas pendant plusieurs kilomètres, car elles n'ont ni la même densité, ni la même rapidité. Une petite photo (le temps n'était pas génial en revanche).

Pour les 4 classes qui ont répondu très vite, un petite surprise partira par courrier mardi prochain... ! He ! He !


Voilà, nous avons rencontré Naziano ce matin. Nous avons parlé de Manaus et sa région et des possibilités d'investigation pendant notre séjour dans la ville et ses environs. Nous remercions déjà Naziano car il a prévu de nous consacrer beaucoup de temps.

Ciblage de notre mission

D'après ce dont nous a parlé Naziano et d'après vos premiers messages, nous allons nous concentrer sur la question de la gestion de l'eau, à un double niveau :

1. La consommation d'eau (eau potable, captage et distribution de l'eau)

2. Le traitement des eaux usées

Ce que l'on vient d'apprendre - Les premières informations

Manaus est une grande ville qui grandit deux à trois fois plus vite que la moyenne nationale. Elle est située au bord du Rio Negro, qui se jette dans l'Amazone ensuite. Les eaux usées sont directement rejetées dans le fleuve, sans traitement. Mais en raison des énormes quantités d'eau drainées par le Rio Negro puis l'Amazone, on ne retrouve plus de trace de pollution de l'eau, 60 km en aval de la ville. L'acidité des eaux du Rio Negro contribuent par ailleurs à 'digérer' les déchets. Bien sûr se pose toujours la question des autres déchets, solides, comme les bouteilles, les sacs plastiques. Et puis la ville grandit très vite... le fleuve pourra-t-il toujours absorber les eaux usées ? Concernant la consommation d'eau : on ne manque pas d'eau; l'eau vient essentiellement du fleuve. Elle est traitée par la ville, qui la redistribue via les citernes bleues. Celles-ci sont utilisées plus par habitude que par volonté de contrôler le débit de l'eau (il y a beaucoup d'eau ici) : en effet, avant, lorsqu'il n'y avait pas assez d'eau traitée, les gens préféraient avoir des réserves... les citernes sont restées donc par usage et aussi parce qu'elles sont en hauteur et donnent un débit plus important à la sortie du robinet. Autre chose : l'eau de la ville est traitée mais n'est pas totalement potable (nous allons essayer d'en savoir plus), donc beaucoup de gens ont creusé des puits sous leur maison pour accéder à la nappe phréatique. C'est illégal mais très courant. Problème : on ne parvient pas à évaluer la grandeur de la nappe, car elle s'étend en forêt et le coût d'évaluation est trop élevé.

Le programme des prochains jours

Jeudi : nous nous rendons dans un petit village à 170 km de Manaus avec Naziano. Il veut nous montrer son projet de création d'une base scientifique pour évaluer la qualité des eaux de l'Amazone, 100 km en aval de Manaus. Nous rencontrerons une classe du village.

Vendredi : nous reviendrons de notre expédition en fin d'après-midi.

Lundi : Naziano nous consacre une demi-journée ou une journée pour nous montrer des lieux importants par rapport à notre sujet, dans Manaus.

C'est donc important d'avoir vos demandes d'investigation pour lundi...
Nous venons de donner une première réponse globale à vos questions, ici, sur le blog, car elles étaient toutes assez proches. Nous attendons vos demandes plus précises désormais. Nous mettrons les réponses aux questions communes sur le blog et répondrons individuellement à vos questions si elles sont uniques (he ! he ! à vous de trouver les questions les plus originales). N'oubliez pas de nous demander des photos non plus... !

Allez, gros bisou à tous !

Et merci à Tom pour la jolie pirouette qu'il a faite faire à Oursemou ! Oursemou, attention aux piranhas quand même !

Manuel et François