Mission sur l'eau à Manaus
Oi !
Nous sommes lundi soir. Nous sommes installés dans un cybercafé de Manaus, près de notre hôtel. La connexion est très lente.
Nous quittons Manaus mercredi matin. Nous nous rendrons de nouveau à Santarem afin de rencontrer jeudi le chamane dont nous vous avions parlé.
Pour les classes ayant travaillé sur la mission Eau à Manaus
Nous avons demain mardi un dernier rendez-vous, avec l'entreprise qui gère l'eau dans la communauté urbaine de Manaus.
Nous avons demain mardi un dernier rendez-vous, avec l'entreprise qui gère l'eau dans la communauté urbaine de Manaus.
Nous serions heureux d'avoir l'avis des classes ayant participé à cette mission sur la façon dont celle-ci s'est déroulée et des propositions pour que la prochaine soit meilleure encore.
De notre côté, nous avons une proposition : nous sommes demandeurs pour que vous nous orientiez plus encore dans nos recherches : quelle photo faire ? interroger qui ? etc..
Nous espérons que nos réponses vous satisferont.
L'eau à Manaus, en résumé, pour tous
Manaus est une ville d'1,5 million d'habitants. Elle se trouve dans une région, l'Amazonie, où l'on ne manque pas d'eau, loin de là ! Le problème n'est pas de trouver de l'eau donc (vous vous rappelez le débit du fleuve Amazone ? 210 000 mètres cube par seconde à l'embouchure soit l'équivalent de 100 piscines olympiques !!). Le problème est bien ailleurs; il est double pour être exact.
1. Ce ne n'est pas d'eau que l'on manque mais d'eau potable. L'eau que boivent les habitants provient du fleuve et du sous-sol (nappe phréatique) et est traitée par une usine avant d'être distribuée dans les foyers. Malheureusement le réseau de distribution (les tuyaux qui relient l'usine aux habitations) est vétuste et délabré et toute la population n'est pas reliée au réseau (la ville se développe très vite et les nouveaux quartiers, très pauvres le plus souvent et appelés favelas, ne sont pas raccordés. La distribution d'eau potable est donc un enjeu majeur.
Zoom sur les favelas
En travaillant sur la question de l'eau à Manaus, nous nous sommes rendus dans ces quartiers très pauvres de la ville, appelés favelas. Au Brésil, ce mot désigne ce qu'on appelle plus souvent bidonville. Nous avons été frappés par les tas d'ordures, la pollution extrême des rivières et la présence du coup, de nombreux moustiques dangereux pour la santé (problèmes de dengue). Nous avons rencontré Joel à l'entrée de la favela. Il nous a guidé pendant presque 2 heures, dans un lieu où la violence est très fréquente. Nous avons rencontré une habitante qui nous a expliqué qu'il y a 25 ans elle se baignait dans la rivière que vous voyez en photo ci-dessus. Ca fait réfléchir, non ?
Le week-end dernier...
...nous nous sommes rendus, grâce à Naziano, l'hydrologue qui nous guide dans notre mission sur l'eau, en pleine forêt amazonienne. Nous avons logé dans un très bel endroit, destiné aux scientifiques. Naziano étudie la possibilité d'installer là-bas une base d'observation des niveaux d'eau du fleuve Rio Preto, un affluent de l'Amazone. Nous avons pu observer quelques animaux. Pour les plus effrayants, nous avons dû nous contenter de bocaux... c'est pas plus mal en un sens...
Saviez-vous que...
(Traduction d'un tract distribué ici aux enfants)
... prendre une douche de 15 minutes entraîne la consommation de 190 litres d'eau en moyenne. Réduire la durée d'écoulement de l'eau à 5 minutes, en fermant le robinet quand on se savonne, permet de ne consommer que 63 litres d'eau en moyenne.
Até logo !! (A bientôt !, en portugais)
Manuel et François
