Bom dia !
(Bonjour en portugais, prononcez bon dia)
Ah, il s'en est passé des choses depuis jeudi dernier ! Jeudi soir, nous avons embarqué sur un bateau à Macapa et nous avons remonté l'Amazone (remonté parce que nous allions à contre-courant) jusqu'à Santarem.Les bateaux sur le fleuve sont plein de vie : on y mange tous ensemble, on y boit, on s'amuse (les Brésiliens sont de grands joueurs de dominos) et on discute.
Le fleuve est vraiment très large par endroits, plusieurs kilomètres. Nous avons croisé des habitants du fleuve, des indiens qui vivent dans des maisons en bois et pêchent en pirogue mais aussi des animaux.
Nous n'avons pas encore vu les dauphins mais cela ne saurait tarder...
Les Brésiliens ne perdent pas d'espace et utilisent aussi les bateaux avec passagers pour transporter des marchandises de port en port. Ainsi, sur notre trajet, nous nous sommes arrêtés 3 fois. Des bouteilles de lait fruité ont par exemple été chargées à Macapa. Puis elles ont été déchargées à notre première halte 200 km plus loin. Là-bas elles ont été remplacées par du maïs, qui a été livré dans le port suivant... et ainsi de suite ! Nous avons passé le week-end près de Santarem à Alter de Chao, un endroit plein de charme. Nous étions venus pour rencontrer un chamane, mais il n'avait plus de sa boisson magique, un thé (il lui faut 26 jours pour fabriquer son thé, 26 jours de cuisson) . Alors nous repasserons par là à notre retour de Manaus. Le chamane est une sorte de prêtre-magicien, qui passe beaucoup de temps dans la nature pour élaborer des potions. L'une d'entre elles permet de revivre des événements importants de son passé.
Des nouvelles du petit jeu sur Macapa
Bravo à la classe de Aude Croiset à l'hôpital du Kremlin Bicêtre qui a trouvé la première la réponse la question 'Quelle est la spécificité de Macapa ?'. En effet Macapa se trouve sur la ligne imaginaire de l'équateur. Regardez la photo... Manuel est dans l'hémisphère sud, tandis que François est dans l'hémisphère nord !! Incroyable, non ?
A propos de l'eau
Nous allons arriver sur notre premier lieu de mission, vraisemblablement mercredi. Là-bas nous allons rencontrer Naziano, qui est un chercheur de l'IRD. Il nous guidera sur la question de l'eau et plus particulièrement sur deux sujets : 1. la vie des cours d'eau (l'Amazone ici), les changements qu'ils connaissent par l'action de l'homme (Naziano est hydrologue) 2. la gestion de l'eau par les hommes.
En guise de commencement sur la question de l'eau...
Au Brésil, dans les régions que nous avons traversées, à côté de chaque habitation, on trouve une cuve bleue, en hauteur. Il en existe de différentes contenances, la plus courante étant de 1000 litres (plus il y a d'habitants, plus la cuve est grande). L'eau est souvent gérée au niveau de la commune, qui fait 2 fois par jour la répartition dans les cuves individuelles. La consommation d'eau est donc limitée ici, au Brésil, même si les Brésiliens ne manquent pas souvent d'eau, dans la région de Santarem.Deuxième chose intéressante : les égouts ne sont pas toujours enterrés. En Guyane nous avions déjà vu un grand canal au coeur de Cayenne, qui servait d'égout. Ici, à Santarem, le long des trottoirs, coulent des eaux usées, dans lesquelles nous avons vu des chiens se coucher ou des poules boire. On reconnaît les eaux usées à leur couleur d'abord, mais aussi aux algues vertes qui poussent dans les caniveaux.
On se dépêche... le bateau nous attend !!!!
Manuel et François
lundi 24 septembre 2007
En route pour Manaus !
Publié par Pilotine à 17:08