jeudi 18 octobre 2007

Métissages

Ola amigos !

A la recherche d'un véhicule : fin de l'épisode

Nous sommes à Salvador de Bahia. Nous avons passé la nuit de lundi à mardi dans le bus, au départ de Recife. Le voyage s'est bien passé. Comme nous sommes arrivés très tôt mardi matin, nous avons profité de la journée pour poursuivre notre recherche d'un véhicule. Nous y avons passé la journée entière, jusqu'à 20H. Conclusion ? Les voitures sont ici très chères (plus chères qu'en France alors que le niveau de vie est bien inférieur). Prix moyen d'une petite voiture d'occasion (type Polo année 2004) : 25 000 reais soit 10 000 euros / salaire moyen par mois : 700 reais soit 275 euros. Finalement, nous louerons une voiture. Adieu le combi...!


Metissages

La ville de Salvador est connue pour son atmosphère festive... Pour le moment, c'est encore le printemps ici et la ville est plutôt calme. Mais Salvador est intéressante pour un autre point : elle révèle le métissage qui existe au Brésil.

Ici, 80 % de la population est noire.


En Amazonie, nous avions rencontré une forte influence amérindienne. Dans le sud du Brésil, nous rencontrerons une forte population d'origine européenne (blanche). Et si la population est majoritairement noire ici, c'est dû à l'histoire de la région, qui est très liée à l'esclavage. Regardez les rues de Salvador, elles ont été pavées par les esclaves.



Cela pour vous dire que notre histoire est inscrite dans notre vie de tous les jours. Tenez, par exemple, il y a un bon moyen de se rendre compte de l'histoire de Salvador et des influences africaines liées à l'esclavage : observer et surtout goûter la cuisine.

La cuisine de Bahia

Nous avons mangé dans un restaurant-école, qui forme les futurs chefs-cuisiniers de la région. Nous avons rencontré le chef-cuisinier et fondateur de l'école. Il nous a non seulement régalé mais aussi expliqué les différentes influences de la cuisine de Bahia.


La cuisine locale est un métissage de cuisine indigène, portugaise et africaine. Les Portugais ont apporté leur cuisine à base de morue (bacalhau), leurs spécialités de pot au feu (cozidos de carne de boi), mais aussi les desserts sucrés (doces finos). De la cuisine indigène on retrouve aujourd'hui le manioc (qui sert à fabriquer le pirão), le maïs, les boissons fermentées. L'influence africaine, enfin, est très forte. La période coloniale a introduit l'huile de palme (azeite de dendê),


les piments, mais aussi le quiabo (en photo ci-dessous), qui agrémente de nombreux plats ici.



Ainsi, aujourd'hui on mange des plats à la confluence de toutes ces cultures : acarajú (beignets de haricots et d'oignons), bobó de camarão (spécialité à base de crevettes) etc... C'est la cuisine bahianaise.

Ici, les petits beignets d'aracajú :



Curiosité

Vous ne trouvez pas que les feux sont un peu différents des nôtres ici ? La photo a été prise à Récife mais l'on rencontre ces feux dans de nombreuses villes. Que signifie le nombre 62 selon vous ?


En guise d'introduction sur la dengue et la maladie de Chagas...




La région de Bahia est touchée par ses deux maladies. En arrivant à la gare routière, des affiches étaient là pour nous le rappeler. Rendez-vous mardi pour le début de la mission sur la dengue et la maladie de Chagas. Nous serons dans la région de Diamantina, à 400 km de Salvador.


Até logo !


Manuel et François